jeudi 12 juin 2008

Les hiboux de Charles Beaudelaire


Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent




Sans remuer ils se tiendront
Jusqu'à l'heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s'établiront.





Leur attitude au sage enseigne
Qu'il faut en ce monde qu'il craigne
Le tumulte et le mouvement;



L'homme ivre d'une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D'avoir voulu changer de place

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