
Anaïs n'était pas encore arrivée et Nina commençait à perdre patience .Jamais elle n'avait attendu aussi longtemps. Sur la route, les voitures ne passaient presque plus et le silence de la nuit devenait inquiétant. La jeune fille avait dû sortir de chez elle très délicatement. Mais la partie ne faisait que commencer. Il y avait à peine une semaine, Anaïs avait demandé à Nina si une nuit, elles pourraient se voir. C'était très urgent. Ce jour, ou plutôt, cette nuit, c'est celle que je vous raconte .Le rendez-vous était fixé devant la maison d'Anaïs .Mais celle-ci ne venait pas et Nina commençait à s'inquiéter. Elle sortit de sa poche une ficelle solide et le crochet qu'elle avait trouvé en chemin. La fille accrocha le crochet à la corde et prit son élan. Elle lança la ficelle qui s'accrocha au rebord de la fenêtre du corridor. Lentement, elle grimpa jusqu'à la fenêtre et regarda. Rien d'intéressant, il n'y avait personne. Délicatement, elle changea de fenêtre pour regarder dans la chambre d'Anaïs. Sur le lit, se tenait une Anaïs perdue, qui osait à peine respirer. Près du lit se tenaient ses parents, très mécontents. La jeune fille n'aperçut pas Nina qui regardait attentivement la scène. Celle-ci ne pouvait entendre ce que disait les parents de son amie. Avec son ongle elle réussit à ouvrir une minuscule fente qui lui permettait d'entendre les paroles prononcées à l'intérieur. Anaïs se faisait gronder parce que ses parents l'avaient surprise en train d'essayer de sortir. La pauvre avait beau dire qu'elle allait aux toilettes, elle n'était pas convaincante. Quand enfin ses parents la lâchèrent, il était tard. La lumière était éteinte et on ne voyait que des ombres dans la chambre de la malheureuse. «Ce n'est pas comme ça qu'elle va m'apercevoir. »Se dit Nina. La situation était délicate. Il fallait pourtant libérer Anaïs de ce mauvais pas. En tout cas ce n'était pas ses parents qui allaient les aider : ils surveillaient dans le couloir.
à suivre...
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