
Anaïs entraîna Nina à l'écart de la route pleine de monde et emprunta un sentier dans une forêt. Les arbres étaient grands mais les deux filles dominaient tout. Elles marchèrent longtemps comme ça et Nina commençait à s'inquiéter. Anaïs, voyant son amie qui pâlissait, lui expliqua. »Dans le monde des Lutins, le temps s'arrête. Ta montre aura de l'avance demain car, quand on rentrera, c'est comme si nous n'avions jamais bougé. Les personnes du monde entier sont paralysées maintenant et elles ne se souviendront jamais qu'elles ont attendu sans bouger des heures durant. Ainsi, chaque fois que quelqu'un entre dans le royaume des Lutins, le monde se fige jusqu'à ce que la personne revienne. »Alors, Nina baissa sa montre. Anaïs s'arrêta et montra, droit devant, un immense palais royal. Si immense que l'humain le plus grand de la terre pourrait passer par la plus petite porte du château. Chaque porte faisait au moins trois mètres, celle de l'entrée principale quatre mètres, donc celle du trône au moins six mètres ! Le château faisait facilement cinq cents mètres de haut. Les deux filles durent quitter le sentier pour aller sur la route très bruyante en ce moment. Elles avancèrent ainsi, à petits pas, jusqu'au château. Le roi était sur un balcon très grand et large. Bien sûr, il les regarda du premier coup d'œil car on ne peut voir une aussi grande forme, à part le palais, dans ce monde. Il reconnu tout de suite Anaïs. Nina pensait bien qu'elle l'avait déjà vu, elle, mais ce qui l'étonnait le plus, ce fût la réaction du souverain. D'abord, il fit de grands gestes puis il partit en courrant dans le palais et on entendit bientôt un grand tintamarre dans le château. Lorsque les enfants arrivèrent tout près, une masse de serviteurs et autres se pressèrent vers eux, leur donnèrent des chocolats, des friandises et les maquillèrent bien soigneusement. Après, elles durent faire la queue comme tout le monde pour voir le roi. Nina dit : »S'il te connaît si bien, pourquoi faire la queue ?
- Il fait tout le temps comme ça. C'est une habitude. Il est tout content de revoir quelqu'un mais il reste chez ceux qui veulent le voir et attend que la personne en question arrive. Quand c'est son tour, il l'accueille comme elle le mérite et demande de faire patienter les autres. »
A suivre...
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